
Ports, aéroports, sociétés autorotières, opérateurs ferroviaires : les grands gestionnaires d'infrastructures de transport sont devenus des acteurs incontournables de la transition carbone française et européenne.
Soumis à des obligations croissantes en matière de biodiversité nette positive (BNP), de reporting CSRD et de stratégies de compensation carbone, ils cherchent des outils concrets pour quantifier et valoriser leurs actions environnementales. Le Label Bas Carbone est l'un d'eux.
Les activités de transport génèrent des émissions directes et indirectes considérables : kerosène des aéronefs, fret maritime, trafic autoroutier. Même en améliorant leur efficacité énergétique, une part des émissions restera difficile à éliminer. La compensation carbone devient une nécessité stratégique pour atteindre les objectifs de neutralité.
Ports, aéroports et autoroutes disposent d'emprises foncières immenses : un grand aéroport international occupe entre 1 500 et 3 000 hectares, dont une part significative est constituée d'espaces verts, de bermes et de zones non bâties. Ces espaces représentent un potentiel carbone et biodiversité considérable qui peut être optimisé et valorisé via le LBC.
La loi sur la biodiversité de 2016 a introduit l'obligation de non-perte nette de biodiversité pour les grands projets. La directive européenne sur la restauration de la nature (Nature Restoration Law, 2023) pousse dans la même direction. Les gestionnaires d'infrastructures doivent démontrer qu'ils compensent les impacts de leurs activités sur la biodiversité.
Un gestionnaire d'infrastructure peut développer des crédits LBC sur ses propres emprises en optimisant la gestion de ses espaces verts :
Lorsque les emprises propres ne suffisent pas, le gestionnaire peut financer des projets LBC menés par des tiers (agriculteurs, collectivités, propriétaires forestiers) et ainsi créditer ces compensations dans son bilan carbone.
Les emprises des grandes infrastructures de transport présentent des gisements carbone significatifs :
| Type d'emprise | Superficie typique | Gisement carbone estimé (20 ans) |
|---|---|---|
| Bermes autorotières | 2-5 ha/km | 10-30 t CO₂/ha |
| Espaces verts aéroportuaires | 200-500 ha | 5-20 t CO₂/ha |
| Zones portuaires non bâties | 50-200 ha | 8-25 t CO₂/ha |
Pour un réseau autoroutier de 100 km, le gisement potentiel des bermes peut représenter plusieurs centaines de tonnes de CO₂ par an.
La gestion des crédits LBC sur de vastes emprises nécessite des outils de suivi capables de couvrir de grandes surfaces de manière régulière et économique. L'analyse d'images satellitaires et aériennes répond à ce besoin en permettant de :
Le Label Bas Carbone s'intègre naturellement dans les stratégies RSE des gestionnaires d'infrastructure, au croisement de plusieurs cadres de reporting :
Au-delà des aspects financiers et réglementaires, le LBC est un outil de dialogue avec les parties prenantes : riverains, associations environnementales, autorités concedantes. Il démontre de manière chiffrée et vérifiée l'engagement du gestionnaire dans la compensation de son impact environnemental.
Netcarbon réalise le diagnostic carbone et biodiversité de vos emprises, préalable indispensable à toute stratégie LBC. Contactez-nous pour une évaluation de votre potentiel de séquestration.













