
Lors de sa création en 2019 par le ministère de la Transition écologique, le Label Bas Carbone (LBC) était essentiellement associé à des projets agricoles et forestiers : replantation de haies, changements de pratiques culturales, agroforesterie. Mais le dispositif a considérablement évolué depuis lors.
Aujourd'hui, plusieurs méthodes agréées s'appliquent directement aux projets urbains de renaturation et de désimperméabilisation — ouvrant la voie à une valorisation carbone d'un type de projets jusqu'alors ignoré dans ce cadre.
Le LBC est un mécanisme français de financement de la réduction ou de la séquestration des émissions de gaz à effet de serre, basé sur le volontariat. Un porteur de projet réalise des actions réduisant les émissions de GES ou augmentant la séquestration carbone, ces actions sont quantifiées selon une méthode agréée par le ministère, et les tonnes de CO₂ équivalent évitées ou séquestrées génèrent des crédits carbone achetables par des financeurs volontaires. Le prix moyen d'un crédit carbone LBC oscille entre 25 et 45 € par tonne de CO₂ équivalent en 2024.
Lancée en 2022, cette méthode agréée couvre spécifiquement les projets de renaturation urbaine : désimperméabilisation, plantation d'arbres en ville, végétalisation de surfaces imperméables. Elle permet de quantifier la séquestration carbone des végétaux plantés, la réduction des émissions liée à la diminution des besoins de climatisation, et les effets albedo.
Cette méthode s'applique aux projets de plantation arborescente en zone urbaine et périurbaine. Elle est particulièrement adaptée aux projets de type « plan canopée » menés par les collectivités.
Obtenir le Label Bas Carbone pour un projet de renaturation ouvre l'accès à des financements privés additionnels. Pour une collectivité, cela signifie qu'un projet de renaturation peut être co-financé par le secteur privé, réduisant d'autant le reste à charge pour les finances publiques.
Le LBC fournit une métrique standardisée (t CO₂ éq) qui peut figurer dans les bilans environnementaux, les rapports PCAET et les communications publiques.
Un label officiel ministériel confère une crédibilité au projet et à la collectivité qui le porte. C'est un argument de poids dans les appels à projets, les subventions et la communication avec les administrés.
Le Label Bas Carbone repose sur une quantification rigoureuse. Sans données précises sur l'état initial et l'évolution du projet, il est impossible d'émettre des crédits conformes aux exigences du label. C'est pourquoi les outils de diagnostic environnemental par télédétection deviennent des préalables indispensables à toute démarche LBC.
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